En bref : Ryo, jeune meurtrier de ses parents, est placé en maison de correction jusqu'à sa majorité. Il y découvre un univers violent à l'opposé de celui qu'il a connu précédemment : viols, bagarres, Ryo se doit d'apprendre à se battre pour survivre. Une fois dehors, Ryo erre dans le milieu de la prostitution et des combats de rue, jusqu'à ce qu'une chaîne de télévision s'intéresse à lui pour l'émission Lethal Fight, des combats où tous les coups sont permis.
Notre avis : Ce qui frappe en premier chez Coq de Combat, c'est sa brutalité: combats sans limite, sexe, prostitution, drogue, viols... Cependant, ne nous trompons pas, Coq de Combat, malgré sa violence extreme, est un manga intelligent, terriblement intelligent. L'histoire est une mécanique très bien huilé, prenante du début à la fin, avec des personnages d'une humanité rare, chacun n'étant ni tout noir, ni tout blanc. Il faut voir dans la violence de la série une critique de la violence de la société, bien plus pernicieuse. L'opposition entre l'enfance doré de Ryo et son adolescence en maison de redressement souligne les inégalités entre les privilégiés et les rejetés de la société. La violence des médias est également montrée du doigt. La télévision véhicule comme spectacle des combats atroces, en déshumanisant les combattants, avec d'un coté les gentils, de l'autre les méchants. Ames sensibles, s'abstenir, sinon, foncez.
Auteur de l'article : Aurélien
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